L'Histoire
1. Par quoi pouvons-nous caractériser le positivisme historique ?
Page 202 : méfiance de toute interprétation et établissement des événements &rArr une date, un lien, un fait
⇒ Recueil méthodique et critique des sources
2. Quelle critique l’école des Annales adresse-t-elle au positivisme historique ?
Pages 202-203 : l’histoire ne se réduit pas à quelques grandes figures ou quelques grands faits. ∃ des histoires économique, sociale, démographique, anthropologique qui ne relèvent pas de la même temporalité
3. En quoi l’histoire n’est-elle pas une science objective ?
Page 203 : elle n’obéit pas au déterminisme scientifique, pas de possibilité de lois (rapports constants entre phénomènes permettant de faire des prédictions), pas de reproduction possible des faits ⇒ l’histoire est une science herméneutique, ie une science de l’interprétation du sens des conduites humaines.
4. Quelle définition de l’histoire Henri-Irénée Marrou propose-t-il ?
Texte 1 page 206 : (De la connaissance historique) l’histoire est la connaissance du passé humain. (Pas enquête – istoria – ce serait confondre la fin et les moyens). L’histoire se définit par la vérité qu’elle se montre capable d’élaborer.
5. Qu’appelle-t-on l’historicité de l’homme ?
Page 204 : cf Hannah Arendt : l’homme intègre la dimension du temps dans la représentation de son être ⇒ responsabilité (Hans Jonas) à l’égard du futur mais aussi vis-à-vis du passé
6. Comment distinguer histoire et mémoire ?
Pages 204-205 : l’histoire est tentative de connaître le passé parce qu’il est impossible de s’en souvenir (la mémoire est historiquement peu fiable). Elle est une reconstruction du passé. Le devoir de mémoire risque de conduire la société à une attitude purement commémorative
7. Pour quelle raison Paul Veyne distingue-t-il le savoir historique de la mémoire collective ?
Texte 8 page 212 : (Philosophie et histoire) la mémoire collective n’est qu’une métaphore (il n’existe qu’une mémoire individuelle), les collectivités oublient instantanément leur passé sauf si un volontarisme ou une institution en conserve (ou en élabore) quelques bribes choisie destinée à un usage intéressé.
Mémoire collective → tel événement est sacré et inoubliable
Histoire → est-ce vrai ou faux ?
8. Quelle critique peut-on faire des philosophies de l’histoire du XIXème siècle en général et de la position de Georges Hegel en particulier ?
Page 205 : conception ‘religieuse’ de l’idée de progrès ⇒ ∃ Providence (sens global de l’histoire → nécessité du cours de l’histoire.
Si comme le pense Hegel ∃ ruse de la raison, de quelle ruse s’agit-il concernant la traite des noirs ou Auschwitz ?
9. En quels termes Auguste Comte expose-t-il sa loi des trois états ?
Texte 9 page 213 : (Cours de philosophie positive, première leçon) chaque branche de nos connaissances passe successivement par trois états théoriques ≠ :
état théologique ou fictif : nature intime des êtres, causes premières et finales, connaissances absolues : tout phénomène est produit par l’action directe et continue d’agents surnaturels ;
état métaphysique ou abstrait : les agents surnaturels sont remplacés par des forces abstraites (abstractions personnalisées) ;
état scientifique ou positif : reconnaissance de l’impossibilité d’obtenir des notions absolues ⇒ renoncement à la recherche de l’origine ou de la destination de l’univers ⇒ attachement à découvrir les lois effectives.
10. Quel est, pour Karl Marx, le moteur de l’histoire ?
Texte 10 pages 214-215 : (Contribution à la critique de l’économie politique, préface) contradiction entre la vie matérielle des forces productives et les rapports de production : les formes de développement des forces productives deviennent des entraves ⇒ changement dans la base économique → changement de la superstructure
11. Quelle critique Henri Bergson, oppose-t-il aux philosophies de l’histoire ?
Texte 11 pages 215-216 : (La pensée et le mouvant) nous avons toujours tendance à juger le passé à partir du présent ie valeur rétrospective du jugement vrai : la réalité projette derrière elle son ombre. Alors que l’histoire est une création ⇒ nouveauté