L'existence et le temps
1. Quelle implication suit la pensée du temps en opposition à l'éternité ?
(T.l) Page 106 : finitude de l'existence face à l'éternité de l'être
2. En quoi la conception du temps cyclique basée sur l'étude du mouvement des astres est-il un paralogisme ?
(T.l) Page 107 : heures, jours, semaines, années ne sont pas des réalités mais les traductions — par habitude — de la conversion de mouvements célestes en mouvements de référence
3. Quel raisonnement amène Sextus Empiricus à penser que le temps n'existe pas ?
(T.l) Texte 1 page 110 : le temps est soit fini ; mais alors ∃ un avant et un après hors du temps qui est du temps, soit infini, mais alors ∃ un passé et un présent qui sont ou ne sont pas. S'ils ne sont pas, ∃ que l'instant (qui est fini). S'ils sont, ils sont présents, ce qui est absurde.
4. Pour quelle raison Augustin d'Hippone énonce-t-il qu'il n'y a qu'un temps, le présent ?
(T.l) Texte 4 pages 112-113 : passé, présent, futur sont trois modalités du temps dans l'âme : mémoire, vision directe, attente
5. Que représente le temps pour Kant ?
(T.l) Page 107 : forme pure a priori de la sensibilité (appréhension sensible des choses). Le temps est un ordre de succession, un système de relations qui s'impose à toute expérience.
(T.l) Texte6 pages 114-115 : forme du sens interne, c'est-à-dire intuition que nous avons de nous-mêmes et de notre état intérieur. Il détermine la relation des représentations dans notre état interne
6. Qu'est le temps vécu de Bergson ?
(T.l) Page 108 : la durée n'est pas un temps quantifiable et homogène, elle est continuité hétérogène, épaisseur entre la mémoire et le futur immédiats car nous appréhendons un temps (le temps passe ± vite).
(T.l) Texte 7 pages 115-116 : par représentation des oscillations d'une pendule → image d'une durée pure. La durée vraie est un processus d'organisation des faits de conscience.
7. Quelle distinction Hannah Arendt fait-elle entre temps objectif et expérience vécue de la durée ?
(T.l) Texte 8 page 117 : Temps objectif → la longueur d'une année ne change pas
Temps subjectif → 1 an = 1/5ème de la vie d'un enfant de 5 ans, mais 1/50ème de celle d'un homme de 50 ans ⇒ 1 an dure plus pour l'enfant, mais aussi pour le vieillard qui pressent psychologiquement et somatiquement sa mort
8. Qu'est l'angoisse existentielle heideggerienne ?
(T.l) Page 109 : nous sommes jetés dans le monde et nous nous découvrons être pour la mort. L'angoisse est conscience que ce que nous sommes aujourd'hui ne reviendra plus jamais mais nous engage pour toujours.